Dysplasie de la hanche : prévention et traitement
La dysplasie est une malformation héréditaire de la hanche. Bien dépistée et bien gérée, elle ne compromet pas la qualité de vie du chien.
Qu'est-ce que la dysplasie ?
La dysplasie de la hanche est une malformation de l'articulation coxo-fémorale où la tête du fémur ne s'emboîte pas correctement dans la cavité du bassin (acétabulum). Cette mauvaise conformation provoque à terme arthrose et douleurs chroniques.
D'origine principalement génétique, son apparition est aussi influencée par la croissance, l'alimentation et l'activité physique du chiot.
Symptômes à repérer
- Difficulté à se lever après le repos, surtout matin et soir
- Refus de monter les escaliers ou de sauter sur le canapé
- Démarche en "lapin" : pousse des deux pattes arrière en même temps
- Boiterie intermittente d'une patte arrière
- Diminution de l'activité, fatigue rapide en promenade
- Atrophie musculaire visible sur les cuisses dans les cas avancés
Premiers signes possibles dès 5-6 mois, mais souvent vers 1-2 ans pour les cas modérés.
Le diagnostic
Le diagnostic se fait par radiographie sous sédation (anesthésie légère) à partir de 12 mois. Le vétérinaire évalue la conformité selon une grille FCI :
- A : aucun signe de dysplasie. Idéal.
- B : forme limite. Acceptable pour reproduction.
- C : dysplasie légère. Reproduction déconseillée.
- D : dysplasie modérée. Pas de reproduction.
- E : dysplasie sévère. Pas de reproduction.
Traitements disponibles
Selon la sévérité :
- Grade A-B : surveillance, exercice modéré, gestion du poids.
- Grade C : anti-inflammatoires si crise, glucosamine en cure, kinésithérapie canine.
- Grade D-E : chirurgie possible (prothèse totale de hanche, ostéotomie). Coût : 2 500 à 5 000 € par hanche.
Une kinésithérapie régulière (hydrothérapie, exercices ciblés) améliore significativement la qualité de vie quel que soit le grade.
Prévention chez le chiot
Si la génétique est le facteur principal, l'environnement compte aussi :
- Choisissez un éleveur qui radiographie ses reproducteurs (parents A ou B)
- Évitez la sur-nutrition du chiot. Une croissance trop rapide aggrave les prédispositions.
- Limitez l'exercice intense avant 1 an : pas de saut depuis le canapé, pas d'escaliers répétés, pas de course longue.
- Préférez les sols souples (tapis) aux carrelages glissants pour les jeux du chiot.
Les compléments à base de glucosamine et chondroïtine peuvent être donnés en cure dès 6 mois chez les chiens à risque (parents B ou C). Demandez conseil à votre vétérinaire.